Les mains dans la boue du monde. Je sens les courants chauds sur ma nuque, j'entends les éclats brûler mes tympans. Tout est foule, folie, fêlures. J'apprends à me tenir au centre des mouvements circulaires, à adopter la course de la Lune, à serrer contre mon coeur les battements étrangers. Je prends part aux fêtes, je me pare d'or fictif, je reste dans l'imminence d'un départ imaginaire. Toujours, je marche sur le fil, comme si, à tout moment, la vie pouvait me faire défaut.